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29 Octobre 2009
Ma Bouscotte décédée
Ma Bouscotte
Une âme humaine, vraiment humaine. Douceur veloutée, un regard sans égal. De l’attention aux moindres gestes effectués. Le plaisir du toucher, l’affection extrême. Un bonheur divin de cajoler cet esprit. Aucune parole offensante à son égard. Un ton chaleureux, bienveillante, la tendresse. Un sourire, des sourires de satisfaction. La marche auprès de cet amour inconditionnel. Caresser tendrement, savourer l’instant. Savoir respecter mon silence, son silence. Une bête, que dis-je ! Un « être » complet. De par son comportement, comprendre son élan. Ses yeux langoureux, apaisants en tout point. Poursuivre ma vie, sa vie ; une chance incroyable ! Et soudainement, l’horreur d’une existence enlevée. La terrible mort, la seringue qui achève ma compagne. Un deuil déchirant, inacceptable. Maintenant des souvenirs, des larmes d’homme.
Ce matin noirci, des yeux rougissent, j’écris. Mots pénibles pour soulager cette lourde perte. Ma rage est illimitée, incompréhensible. Je visionne mon bouvier bernois, race noble. Une pluie chagrinée aveugle ma plume sensible. Bon voyage ! Un jour, j’irai à ta rencontre Et nous continuerons notre langage d’admiration.
André, épervier
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